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Burundi – Sécurité8 novembre 2025
|Une réfugiée de nationalité congolaise blessée par balles à Bujumbura

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|Rumonge : Agriculteurs et éleveurs à couteaux tirés

Burundi – Sécurité31 octobre 2025
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Burundi – Sécurité 28 octobre 2025
|La commune de Mugere menacée par la consommation des stupéfiants et des boissons prohibées

 

 

 

 

 

 



Burundi – Sécurité

Une réfugiée de nationalité congolaise blessée par balles à Bujumbura

8 novembre 2025

Bujumbura, le 8 novembre 2025 (Net Press) . Nous sommes dans la localité de Buterere, au Nord de la capitale économique Bujumbura, où une réfugiée de nationalité congolaise, répondant au nom de Mugiraneza, a été grièvement blessée par balles alors qu’elle était à moto, en train de rentrer chez elle.

L’incident s’est passé dans la soirée du 6 novembre, vers 21 heures, alors qu’elle rentrait de ses activités commerciales. Selon des témoins oculaires, elle aurait été interceptée par deux policiers et l’un d’eux a tiré sur sa jambe, la laissant dans un état très critique. Elle serait sous soins intensifs dans l’une des structures sanitaires de la mairie de Bujumbura.

Ces derniers jours, selon des sources proches des réfugiés congolais d’origine banyamulenge, ces derniers sont pourchassés, suspectés d’être des espions pour le compte du voisin du nord, le Rwanda, dont les relations diplomatiques avec le Burundi sont délétères depuis plus d’une année, les deux pays s’accusant mutuellement de constituer des menaces pour leur sécurité. J.M. 

Burundi – Sécurité

Un incendie se déclare dans le quartier de Nyabagere

Bujumbura, le 8 novembre 2025 (Net Press). Des informations en provenance du quartier de Nyabagere, de la zone de Gihosha, en mairie de Bujumbura, rapportent qu’un incendie d’origine non encore déterminée s’est déclaré dans une maison non loin du lieu-dit Santa Maria. Des fils électriques ont d’abord été incendiés avant que la maison ne soit attaquée.

Des populations voisines de cette maison s’inquiètent que suite à l’ampleur de l’incendie, d’autres maisons peuvent être contaminées. Les gens tentent d’éteindre l’incendie avec de l’eau et de la terre, mais en vain. Nous apprenons également que les camions extincteurs ne se sont pas encore présentés à cet endroit malgré plusieurs appels au secours.

Au moment où nous mettons sous presse, nous apprenons qu’un camion extincteur est arrivé finalement sur les lieux, malgré un retard. Il a pu éteindre complétement l’incendie qui avait déjà attaqué deux chambres de la maison incendiée. Parmi les enfants qui étaient sur place, figurent ceux de cette maison qui est partie en fumée.

Ils ont indiqué que leurs matériels scolaires ont pris feu, notamment leurs uniformes, les chaussures, les matelas, des téléphones Androïd, des cahiers et autres biens. L’on saura qu’il n’y avait personne dans la maison, à l’exception d’une femme du troisième âge. Il a fallu détruire la porte de sa chambre pour qu’elle soit évacuée. J.I.

Burundi – Justice

La procureure générale près la cour d’appel de Gitega destituée de ses fonctions

Gitega, le 8 novembre 2025 (Net Press). D’après une ordonnance ministérielle n° 550/560 du 7 novembre 2025, le ministre de la justice, des droits de la personne humaine et du genre, Arthémon Katihabwa, a nommé Madame Ntirampeba Ritha Francine comme procureure générale près la cour d’appel de Gitega, ad intérim.

Celle-ci vient de remplacer dans ces fonctions Félicité Nishemezwe qui venait d’être dépossédé, deux jours plus tôt, d’un dossier d’enquêtes sur des élèves de l’école « Green Hills International College » de Gitega, soupçonnés de brûler et de détruire des locaux et d’autres infrastructures de l’école sous l’effet de la drogue.

Comme annoncé lors de la libération de ces élèves en date du 5 novembre dernier, les enquêtes devaient se poursuivre malgré leur libération. Cette dame qui occupait ce poste depuis le mois de mai 2022 est soupçonnée d’être limogée consécutivement à ce dossier même si l’ordonnance ministérielle ne précise pas les motifs de son départ soudain. C.N.

Burundi - Education

Dix-huit élèves renvoyés définitivement du Lycée Mukungu à Nyanza.

Burunga, le 8 novembre 2025 (Net Press). Dix-huit élèves ont été renvoyés définitivement du Lycée communal de Mukungu, en commune de Nyanza, de la province de Burunga, pour vol des interrogations et corruption. L’enseignant qui a remis cette interrogation aux élèves en guise de corruption est en cavale, mais les parents demandent qu’il soit arrêté et traduit en justice.

Selon le directeur du lycée de Mukungu, en commune de Nyanza, de la province de Burunga, 18 élèves, dont 16 filles et 2 garçons, y compris le doyen général de l’école, ont été renvoyés définitivement ce vendredi 7 novembre pour avoir volé une interrogation et pour collecte de l’argent pour corrompre le professeur ducous de psychopédagogie en 4ème pédagogique.

Cette décision a été prise après une réunion élargie dont le conseil de discipline, les parents d’élèves, le comité de gestion de l’école et le chef de département éducation en commune de Nyanza. Ces élèves ont avoué avoir reçu l’interrogation de la main du professeur du cours de psychopédagogie en guise d’argent.

Ils ont avoué avoir déjà collecté plus de100.000 fbu pour le professeur, selon la même source. Ce dernier est en cavale depuis que l’information sur le vol de l’interrogation a commencé à circuler. Les parents demandent à la police de rechercher activement ce professeur afin qu’il soit arrêté et traduit en justice.

Des informations recueillies à Mukungu indiquent que chaque année scolaire, des rumeurs sur le vol des examens circulent. Bon nombre de parents et éducateurs se réjouissent de la sanction prise à l’égard des élèves et attendent impatiemment celle qui sera réservé au professeur. F.N.

Burundi – Education

Les élèves/délinquants de Gitega ne sont pas encore au bout de leurs peines

Gitega, le 8 novembre 2025 (Net Press). Le ministre de l’éducation nationale et de la recherche scientifique, Pr. François Havyarimana, vient d’adresser, ce 7 novembre 2025, une correspondance au représentant légal de l’école « Green Hills International College » avec comme objet, la gestion de la situation de cet établissement.

A travers cette correspondance, le ministre Havyarimana précise qu’il faut distinguer l’affaire pénale qui est gérée conformément au code pénal et l’affaire disciplinaire qui est gérée en référence au règlement scolaire. L’affaire disciplinaire est gérée en référence au règlement scolaire à travers une réunion du conseil de discipline qui doit prendre des décisions et les consigner dans un procès-verbal.

Ces décisions doivent être portées à la connaissance des concernés pour exécution. C’est pour cela que le ministre de tutelle a demandé qu’il y ait convocation d’urgence d’une réunion du conseil de discipline, si ce n’est déjà fait, pour statuer sur cette situation afin d’éradiquer une telle barbarie dans les établissements scolaires.

Un rapport relatif à la gestion disciplinaire de cette situation est attendu au plus tard le 14 novembre prochain. Des copies ont été réservées au ministre de la justice, des droits de la personne humaine et du genre, au secrétaire permanent audit ministère de l’éducation nationale, à Madame l’inspecteur général au ministère ainsi qu’à Mme le directeur provincial de l’éducation à Gitega. D.N.

Burundi – Santé

Traitements différents des malades selon qu’il s’agit des hôpitaux publics ou privés

Bujumbura, le 8 novembre 2025 (Net Press). Ce sont des grognes d’une certaine opinion qui estime que les malades sont de loin bien traités quand ils consultent des médecins dans les hôpitaux privés que ceux de l’Etat. Une telle appréhension a été soulevée en date du 6 novembre lors d’un atelier organisé par une association dénommée ResolutionConnect.

Dans l’une de ses études, l’association fait savoir qu’il y a des difficultés qui handicapent encore le secteur de la santé publique dans ce pays, suite au manque de spécialistes, des investisseurs, etc, pour son développement, ce qui est un frein pour le Burundi en matière de vision 2040 – 2060, pays émergent et pays développé.

Comme l’a découvert cette association, le secteur privé de la santé pourrait développer ce secteur s’il y avait des investisseurs de fonds afin de construire des hôpitaux, des pharmacies modernes, de ramener des spécialistes de pointe et des instruments ultramodernes. Il a été constaté que des médecins de l’Etat ouvrent des cabinets privés et les soins sont plus rassurants.

Expliquant les causes de cette différence de traitement, certains ont indiqué que plusieurs causes sont à l’origine de ce phénomène, dont le manque d’outils nécessaires et des spécialistes dans certaines structures sanitaires de l’Etat et des fois, le salaire, qui est plus consistant chez les privés. Il a été recommandé au gouvernement de concilier les deux systèmes de soins. C.N.

Burundi – Rd Congo – Sécurité

« L’armée lance une campagne de sensibilisation pour inciter les Fdlr à déposer les armes », dixit Rfi

Walikale, le 8 novembre 2025 (Net Press). Après son communiqué du 10 octobre appelant les Fdlr – rebelles hutus rwandais – à déposer les armes et à se rendre aux autorités congolaises ou à la Monusco, l’armée congolaise a lancé, cette semaine, une campagne de sensibilisation sur le terrain. C’est dans le territoire de Walikale, au Nord-Kivu, que l’opération a démarré. Mégaphones à la main, les autorités militaires et policières de Walikale haranguent les habitants au rond-point Chui. Juste à leurs côtés, le général Sasa Nzita.

C’est lui qui participe aux pourparlers de paix de Washington entre Kinshasa et Kigali. Les échanges sont directs. Les autorités appellent la population à convaincre tout combattant Fdlr de se rendre. Depuis lundi, des spots radio diffusent le même message sur les antennes locales. Des émissaires de l’armée le répètent aussi dans les lieux de culte. Et il y a trois jours, selon l’armée, des tracts ont été largués, depuis des aéronefs, notamment vers Pinga et une partie du territoire de Rutshuru.

Cependant, aucun combattant Fdlr ne s’est encore présenté. D’ailleurs, l’armée affirme qu’il n’y a pas de combattants Fdlr dans la zone de Walikale. Alors pourquoi cette campagne ici ? Les Fardc répondent que Walikale est l’une des positions les plus avancées du front. L’armée dit ne pouvoir agir que dans sa propre zone. La campagne touche aussi Pinga, à la frontière de Masisi, où se trouvent certains groupes Fdlr.

Selon l’armée congolaise, ces Fdlr sont installés dans la région contrôlées par l’Afc/M23. Kigali, de son côté, affirme que ces combattants sont intégrés dans les rangs de l’armée congolaise, ce que Kinshasa dément. Ch.N.

PUBLIREPORTAGE

Burunga – Société & Culture

Mohammed Hamdan et l’appui des familles Omanaise à l’éducation à Rumomge

Mohammed Bin Hamdan avec ses enfants et les enfants de ses beaux-frères devant les Pyramides, au Caire, Égypte (1963).

Mohammed Bin Hamdan (à droite) avec l’Imam Ghalib bin Ali al Hinai, Égypte (1963).

Personnalité marquante de la communauté Omanaise au Burundi, Mohamed Hamdan a joué un rôle crucial non seulement dans le développement économique de Rumonge, mais aussi à la promotion de l’éducation - un engagement que son fils, Hamed Al Sharji, poursuit aujourd’hui à travers divers dons et initiatives locales.

Bien que Mohammed n’ait jamais bénéficié d’une instruction formelle, il s’était auto formé en arabe grâce au Coran, était devenu lettre en swahili et s’était lancé avec succès dans le commerce. Il accordait une grande importance à l’éducation de ses enfants : ses filles fréquentaient des écoles locales à Rumonge, tandis que ses fils furent envoyés en Égypte pour étudier dans des établissements arabophones. Il soutint également les fils de ses beaux-frères — Nasser bin Salim al Azri et Sulaiman bin Abdullah al Sharji jusqu’ à leur pleine installation.

Durant son séjour en Égypte, il rendit visite à des dirigeants de la communauté omanaise et rencontra personnellement l’imam Ghalib bin Ali al Hinai, une figure éminente qui résida plus tard en Arabie Saoudite.

RUMONGE, Burundi

Figure emblématique de la diaspora omanaise en Afrique de l’Est, Mohammed bin Hamdan Al Sharji a profondément marqué l’histoire de Rumonge, où il s’installa dans les années 1930 après un long périple depuis Oman.

Portrait de Mohammed Al Sharji

Né en 1917 à Al Mudhaibi (Oman), orphelin de mère dès sa naissance, il fut élevé par son grand-père maternel, Said bin Saif Al Sharji. À seulement 17 ans, animé par une audace peu commune, il entreprit seul un voyage vers l’Afrique orientale. Après avoir traversé Zanzibar et la Tanzanie, il posa finalement ses valises au Burundi, à Rumonge, où il allait laisser une empreinte indélébile.

Visionnaire et bâtisseur, Mohammed Al Sharji contribua à structurer une communauté dynamique de commerçants omanais et arabes. Commerçant reconnu et prospère, il partit de rien pour bâtir un véritable empire local. Il développa un commerce florissant, notamment dans l’huile de palme, les graines de palme utilisées pour la lessive, ainsi que le café Arabica et Robusta, qu’il vendait à la commission à Bujumbura. Son esprit d’entreprise le mena à diversifier ses activités : il investit dans le transport, ouvrit une station-service à Rumonge et étendit ses opérations à l’immobilier, possédant quatre maisons à Rumonge, une à Nyanza-Lac, deux à Makamba, une à Rutana et deux à Bujumbura.

Dans le domaine agricole, il exploitait une ferme en location à Kigwena et une autre derrière sa maison à Rumonge. Entrepreneur ambitieux, il envisageait également de s’établir à Zanzibar et Oman, mais certains de ses projets furent interrompus par la révolution de 1964.

Mohammed Al Sharji avait d’ailleurs manifesté le souhait de s’implanter durablement à Oman, en ouvrant un compte bancaire à la HSBC et en négociant l’achat d’une maison à Mutrah, près de la Corniche. Il investit aussi dans l’immobilier et l’agriculture dans son village natal à Oman, perpétuant le lien entre ses deux patries de cœur.

En 1968, avec l’appui de l’Association internationale pour le développement rural (AIDR), il lança un ambitieux projet d’adduction d’eau potable depuis la montagne de Busaga, améliorant durablement les conditions de vie des habitants. Il s’impliqua également dans l’électrification de la région et soutint la création de médias communautaires, outils essentiels de cohésion et d’éducation citoyenne.

Homme de foi, il participa à la construction de la mosquée Ibadhi de Bujumbura et finança de ses propres moyens la mosquée de Rumonge, qui servait aussi de centre d’enseignement du Coran. Entièrement rénovée, cette mosquée fut inaugurée en son honneur le 17 février 2007, en présence du Grand Mufti d’Oman, Cheikh Ahmed al Khalili, accompagné d’une délégation du ministère omanais des Affaires religieuses, ainsi que du premier officier architecte de l’armée royale d’Oman, Saud Al Sharji, fils de Mohammed.

Mohammed Al sharji était un commerçant reconnu et prospère. Parti de rien, il développa un commerce florissant, notamment dans l’huile de palme, les graines de palme pour la lessive, et le café Arabica et Robusta qu’il vendait à la commission à Bujumbura. Il étendit ses activités au transport et ouvrit une station-service à Rumonge. Il investit également dans l’immobilier, possédant quatre maisons à Rumonge, une à Nyanza-Lac, deux à Makamba, une à Rutana et deux à Bujumbura. Dans l’agriculture, il exploitait une ferme en location à Kigwena et une autre derrière sa maison à Rumonge. Entrepreneur ambitieux, il envisageait aussi de s’établir à Zanzibar et à Oman, mais certains projets furent stoppés par la révolution de 1964.

Mohamned avait également l’intention de s’implanter à Oman, en ouvrant un compte bancaire HSBC et en négociant l’achat d’une maison à Mutrah, près de la Comiche il a investi dans l’immobilier et l’agriculture dans son village natal à Oman.

Connu pour sa générosité légendaire, Mohammed Al Sharji distribuait chaque vendredi des denrées de première nécessité aux plus démunis. A chaque fête de l’Aïd, il commandait de nouveaux uniformes – shorts et chemises – pour tous ses domestiques, musulmans ou non, en signe de reconnaissance. Il prit aussi soin d’une femme nommée Minani, atteinte de troubles mentaux, qu’il accompagna avec compassion et dignité. Son domicile était un lieu d’hospitalité, où se tenaient régulièrement des rassemblements de la communauté omanaise, moments de fraternité et de solidarité.

Parmi les récits marquants, on évoque celui du 17 septembre 1939 : lors d’une chasse en brousse, un lion surgit soudainement. Alors que tous ses compagnons prirent la fuite, Mohammed resta seul avec son beau-frère Nasser bin Salim Al Azri. Ensemble, ils affrontèrent la bête, que Mohammed abattit d’un tir précis. Cet épisode, presque légendaire, demeure gravé dans la mémoire collective de Rumonge.

Décédé en 1972, Mohammed Al Sharji repose aujourd’hui dans la mosquée de Rumonge. Son héritage demeure vivant, illustrant la profondeur des liens historiques entre Oman et le Burundi.

Hamed Al Sharji, héritier d’un engagement solidaire

Le 11 août 2025, Hamed bin Mohammed Al Sharji, fils du pionnier, a perpétué l’esprit de son père en offrant 2 000 pupitres à l’école primaire Rumonge I, un geste symbolique et profondément humain.

« Ce don a une signification particulière pour moi, car c’est dans cette école que j’ai effectué ma scolarité », a-t-il confié avec émotion, exprimant sa gratitude envers ses anciens enseignants et camarades de classe. Il a exhorté les élèves à prendre soin de ces pupitres, afin que les générations futures puissent en bénéficier.

Augustin Minani, administrateur de la province de Rumonge, a, pour sa part, salué ce geste « d’une valeur inestimable », tout en rappelant que Hamed Al Sharji a répondu favorablement à l’appel des autorités locales « en tant que citoyen burundais, fils de Rumonge, bien qu’il réside aujourd’hui à Oman ».

Ce geste s’inscrit dans la continuité d’un héritage humaniste inauguré dès les années 1930 par Mohammed Al Sharji, qui avait fait de Rumonge une terre d’accueil et d’opportunités pour de nombreux migrants, notamment les commerçants arabes et omanais.

On se souvient aussi de son soutien aux réfugiés algériens en 1963, fuyant la guerre d’indépendance. Une de ses neuf maisons servait alors d’auberge pour les voyageurs arabes de passage. Son coffre-fort personnel, rare à l’époque, lui valut la confiance de nombreux commerçants, toutes confessions confondues.

La famille Al Sharji incarne, de génération en génération, des valeurs de solidarité, de foi et d’inclusion. Le récent geste de Hamed Al Sharji témoigne de la pérennité d’un engagement familial en faveur du développement humain au Burundi et d’une fidélité exemplaire aux valeurs transmises par son père.

A ce Jour, la famille reste un pilier de la vie communautaire de Rumonge, incarnant les liens culturels et humains profonds durables entre Oman et Burundi. A.M. (Voir l’intégralité sur https://www.netpress.online, rubrique « Tribune , Enregistrer, Télécharger »

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