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Burundi - Génocide

Communiqué de Presse

26 octobre 2024

ASSOCIATION POUR LA LUTTE CONTRE LE GENOCIDE (« A.C. GENOCIDE – CIRIMOSO »), ASSOCIATION DES PARENTS DES VICTIMES et ASSOCIATION POUR LA RECONCILIATIO9N ET LA GESTION DES MEMOIRES BLESSEES AU BURUNDI (« ARG »).

COMMUNIQUE DE PRESSE

MARQUANT LE 31ème ANNIVERSAIRE DES MASSACRES GENOCIDAIRES DES ELEVES TUTSIS DU LYCEE DE KIBIMBA ET DU GENOCIDE QUI S’EST ABATTU SUR LES TUTSI DU BURUNDI EN GENERAL A PARTIR DI 21 OCTOBRE 1993

A l’occasion du 31ème anniversaire des massacres génocidaires commis contre les élèves tutsis du Lycée de Kibimba et contre les Tutsis du Burundi en général à partir du 21 octobre 1993, l’Association pour la Lutte Contre le Génocide (« A.C. Génocide - Cirimoso »), l’Association des parents des victimes et l’Association pour la Réconciliation et la Gestion des Mémoires Blessées au Burundi (« ARG »), voudraient porter à la connaissance de l’opinion tant nationale qu’internationale ce qui suit :

1. Depuis les années 1990, un courant d’air « démocratique » a soufflé sur le Burundi avec une force non maîtrisée, avec comme caractéristiques évidentes des idéologies divisionnistes au lieu de programmes politiques rassembleurs.

2. Le génocide des Tutsis déclenché au mois d’octobre 1993 était planifié longtemps à l’avance par le parti Frodebu. Les planificateurs n’attendaient qu’un élément déclencheur qui donnerait un prétexte pour commencer à exterminer les Tutsis.

3. Les autorités politiques et administratives du Frodebu à l’époque ont supervisé ce génocide. Elles ont donné le signal pour lancer la campagne d’extermination des Tutsis. Elles ont utilisé la Radio Publique Rwandaise ainsi que la Radio-Télévision Libre des Mille Collines (RTLM) de triste mémoire.

L’autre catégorie qui s’est illustrée dans le génocide des Tutsis d’octobre 1993 est constituée de cadres et techniciens qui donnaient des consignes et instructions à la population hutue sur terrain : il s’agit des directeurs d’écoles, agronomes, assistants agricoles, techniciens médicaux, enseignants et autres fonctionnaires membres du parti Frodebu.

4. Le lycée de Kibimba a servi d’exemple pour tout le reste du pays. Les élèves tutsis logés dans cette école à régime d’internat, sous la responsabilité de l’Etat du Burundi, ont été brûlés vifs dans une station à essence aménagée à cette fin au lieu-dit « Kwibubu ». Leurs professeurs et d’autres Tutsi des collines voisines furent suppliciés au même site de sinistre mémoire.

5. A Kibimba, au cœur du Burundi profond, le ton était donné. Sur toutes les collines de notre « beau pays », des Tutsis (hommes, femmes, enfants) ont été exterminés. Certains Hutus, qui ont héroïquement résisté contre l’idéologie génocidaire ont été persécutés et d’autres l’ont même payé de leur sang. Les rares tutsis qui ont échappé à la mort ne le doivent qu’à un « miracle divin », au hasard ou au courage de ces voisins Martyrs de la Fraternité Humaine et de l’Unité Multiséculaire des Barundi.

6. Cependant, depuis l’année 2020 jusqu’en 2023, nous avons écrit au Ministre de l’Intérieur, du Développement Communautaire et de la Sécurité Publique pour l’informer de notre intention d’aller déposer des couronnes et gerbes de fleurs au mémorial dédié à nos enfants comme nous le faisions jusqu’en 2019, mais nous nous sommes heurtés au silence et à une fin de non-recevoir de l’autorité concernée. C’est pour cette raison que nous avons décidé de faire recours à Son Excellence Monsieur le Président de la République du Burundi, afin de lui demander à son tour, avec insistance, de nous faire justice en nous laissant nous rendre librement et en toute sécurité au site mémorial de kw’Ibubu au moins une semaine après le 21 octobre 2024, c’est-à-dire en date du 26 octobre 2024.

7. Alors que nous commémorons le 31ème anniversaire du génocide dont l’intention publiquement exprimée était d’amputer la population burundaise de sa composante tutsie (minoritaire soit-elle), il est opportun pour les survivants de jeter un regard rétrospectif sur le pas franchi par différents acteurs nationaux et internationaux pour panser les blessures des survivants, sur les mesures prises et les actions réalisées en vue du « Plus jamais ça ! ».

8. Il serait illusoire de vouloir entamer cet exercice sans rappeler que des membres du Frodebu sont devenus les premiers membres fondateurs des groupes armés qui se sont ligués pour exterminer les Tutsis.

9. Rappelons également que l’Accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation au Burundi (2000) a prévu un double mécanisme judiciaire à savoir la Commission Internationale d’Enquête Judiciaire (CIEJ), le Tribunal Pénal International pour le Burundi (TPIB) ainsi que des mécanismes non-judiciaires (notamment la CVR et la CNTB).

10. Bien que les négociateurs de l’Accord d’Arusha aient reconnu que des actes de génocide, des crimes de guerre et d’autres crimes contre l’humanité ont été perpétrés depuis l’indépendance jusqu’à l’aube du 21ème siècle contre les communautés ethniques hutu et tutsi au Burundi, certaines mesures prises à Arusha, telles que l’amnistie, la libération des prisonniers dits « politiques », l’ « immunité provisoire », se sont révélées jusqu’à ce jour comme des garanties destinées à bétonner l’impunité des crimes internationaux commis au Burundi.

11. Les experts de l’ONU avaient constaté que la société burundaise est divisée sur le plan ethnique (de ce point de vue, il n’y a guère d’accord sur aucune des questions relatives aux principaux événements qui ont endeuillé le Burundi depuis son indépendance), mais que les Burundais sont unanimes pour la création d’une commission d’enquête judiciaire internationale qui aurait pour tâche d’établir la vérité et d’enquêter sur les crimes commis par le passé et qui, au cas où elle qualifierait ceux-ci de génocide, de crimes de guerre ou d’autres crimes contre l’humanité, déclencherait également la mise en place d’un tribunal pénal international.

12. Les victimes des différents cycles de violence au Burundi attendent toujours la répression effective des crimes les plus graves, la réparation, la réconciliation ainsi que la garantie de non-répétition de ces actes abominables.

13. Depuis mars 2006, le Gouvernement du Burundi et l’Organisation des Nations Unies ont entamé des négociations pour la mise en œuvre des mécanismes de justice transitionnelle au Burundi.

14. Au cours de ces négociations, les deux partenaires ont divergé sur des points essentiels comme les rapports entre la CVR et le Tribunal Spécial pour le Burundi (TSB), la composition des deux entités, la question de l’amnistie ainsi que l’indépendance du Procureur près le TSB.

15. A l’heure actuelle, le Gouvernement du Burundi a choisi unilatéralement le mécanisme extrajudiciaire (CVR) qui, non seulement dépend directement du pouvoir politique, mais aussi dont les méthodes de travail et l’impartialité n’ont jusqu’ici montré aucune preuve de crédibilité. En effet, la CVR s’est activée avec un excès de zèle (notamment dans les médias et dans les deux Chambres du Parlement) sur les événements tragiques de 1972 mais ne semble pas pressée pour aborder les autres événements qui se sont passés à d’autres périodes, notamment ceux de 1965, 1988, 1991 et surtout 1993 et les années qui ont suivi.

Il convient de rappeler que l’Accord d’Arusha a précisé que la CVR ne serait pas compétente pour qualifier les actes du génocide, les crimes de guerre et crimes contre l’humanité

16. Alors que nous commémorons le 31ème anniversaire du génocide des Tutsis de 1993, il est regrettable de constater que le pouvoir fait tout pour nous empêcher d’accomplir notre Devoir de Mémoire alors que la commémoration est un droit reconnu partout dans le monde. Ce droit est garanti pour tout individu ou tout groupe de personnes.

N’est-ce pas qu’en France on vient de commémorer le 41ème anniversaire de la révolte de 1983 contre la discrimination envers les immigrés ? Serait-il raisonnable d’inviter ou de contraindre les survivants ou les descendants des victimes juives de la Shoah à rendre hommage à la mémoire des criminels nazis et condamnés à Nuremberg ?

17. La Constitution Burundaise stipule clairement que tous les citoyens jouissent des mêmes droits et sont tenus aux mêmes devoirs. Nous demandons, par conséquent, que la liberté d’organiser les activités de commémoration en hommage aux victimes du génocide d’octobre 1993 et des jours qui ont suivi ne soit plus entravée. Il en va du respect des lois nationales et internationales et du besoin de réconciliation ressenti par nous tous.

18. Nous voudrions, pour conclure, recommander au Gouvernement du Burundi de réserver un traitement égalitaire aux associations des victimes des crimes du passé qui cherchent à s’organiser librement dans la mise en œuvre de leurs activités.

19. Nous interpellons enfin l’Organisation des Nations Unies qui a aujourd’hui une lourde dette envers le Peuple Burundais (cf. &11). C’est pourquoi nous lui recommandons de prendre ses responsabilités pour engager toutes les procédures nécessaires afin d’aboutir au règlement judiciaire du contentieux de sang, source de beaucoup de souffrances pour des millions de Burundais, qui remonte à l’année 1965.

Car sans justice, il n’y a pas de réconciliation, sans réconciliation, il n’y a pas de paix.

Fait à Bujumbura, le 25 octobre 2024

LES SIGNATAIRES :

Pour l’ASSOCIATION POUR LA LUTTE CONTRE LE GENOCIDE

« A.C. GENOCIDE – CIRIMOSO »,

Le Président du C.E. et Représentant Légal,

Prof. Lothaire NIYONKURU

Pour l’ASSOCIATION DES PARENTS DES VICTIMES

Mr. Simon SUGURU

Pour l’ASSOCIATION POUR LA RECONCILIATION ET LA GESTION

DES MEMOIRES BLELSSEES AU BURUNDI « ARG »

Mme Florence RUTAMUCERO.

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